02.07.2008
Quand Beauvais lache ses clubs sportifs
Ces derniers jours, chacun a pu prendre conscience du mécontentements des grands clubs sportifs de Beauvais. En effet, les dirigeants ne comprennent absolument pas la logique d’attribution des subventions de la municipalité UMP puisqu’elle est à géométrie variable. Il y’a comme un froid et pourtant la qualité des relations avec les clubs, est aussi un gage de qualité de la politique sportive d’une ville.
Entrons dans le vif du sujet car l’UMP refuse d’encourager le BOUC Volley qui demande une augmentation de son budget de 140 000 euros par rapport à l’an dernier ; c’est pourtant un club qui progresse aussi bien en professionnel qu’en amateur. Le club devra faire plus avec la même subvention. Comme vous le savez, le BOUC Volley, continuera a évoluer en PRO A, mais il accède également en tant que vainqueur de la coupe de France à la champions league. Comment le club va t-il payer ces nouveaux déplacements qui se feront à l’échelon européen? D’autre part, si une ville subventionne un club ce n’est pas seulement pour le voir évoluer à un haut-niveau, mais aussi pour avoir un effet et une action sur les habitants et ça tombe bien car c’est ce qu’ils font. Si les enseignants d’éducation physique et sportive de la ville, notamment ceux du collège Beaumont se félicitent de l’impact que le volley a sur les élèves en terme de socialisation, le club s’apprête à lancer à la rentrée prochaine une activité de « baby-volley ». Le club ne se contente pas de faire évoluer son équipe phare, il forme des arbitres, des entraîneurs, et surtout des jeunes joueurs… et au delà de l’équipe phare, il y’a une véritable politique de participation des jeunes à la vie du club. Comme vous le comprendrez, toutes ces nouvelles activités conduisent à une hausse du budget donc il ne faut pas se contenter de reconduire la subvention à l’identique de ce qui a été versé l’an dernier. Il faut accorder cette rallonge financière qui au vu du palmarès semble d’ailleurs bien méritée. Si les crédits n’augmentent pas, on pénalisera tacitement la pratique sportive amateur et le sport féminin qui a tendance à bien se développer dans ce club.
Dans le même registre, l’UMP a voté au conseil municipal du 20 jui concernant le BOUC Hand Ball une augmentation de la subvention justifiée par une montée de l’équipe féminine. Très bien.. mais une chose dérange, à beauvais l’UMP donne moins lorsque c’est l’équipe féminine qui monte. Pourquoi ? Pourtant le club a demandé une augmentation identique à celle accordée aux garçons et c’est bien légitime de leur part. Les déplacements ou les autres frais liés à une équipe féminine ne sont pas moins élevé que pour une équipe masculine
Pour résumer, finalement cette équipe municipale à Beauvais n’a aucune politique sportive. Ils n’aident pas à la progression, et ne prévoient même pas la réussite. Dans son programme municipal, la gauche proposait d’établir des relations plus saines avec les clubs en établissant des contrats d’objectifs sur trois ans pour les clubs évoluant à un niveau national, et la chambre régionale des comptes a observée qu’il n’existait pas de contrat pluriannuel de performances ni de fixations d’objectifs sportifs précis. D’autre part, comme le souligne la même chambre, la ville ne dispose pas de documents formalisés et d’informations suffisantes lui permettant de suivre les actions et d’en apprécier les résultats ; tout cela mériterait donc un suivi plus approfondi car si les montants ne sont pas suffisant cette année, ils restent quand même importants.
En conclusion, aujourd’hui, nous devons faire un choix et on ne compte que 3 solutions possibles :
*soit la ville ordonne son action et fait preuve de cohérence en attribuant aux clubs les subventions demandées et qui sont justifiées ici par des progrès en terme de résultat et par un développement de leurs activités à destination du grand public.
*soit, les clubs devront renoncer à jouer sur les niveaux auxquels ils ont accédés, chose à laquelle certains pensent..
*soit, il n’ y a pas de rallonge et les clubs ne renoncent pas à leur montée au risque de se mettre sérieusement en danger en risquant la faillite, chose qui s’est malheureusement déjà vue.16:23 Publié dans Beauvais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : clubs sportifs beauvais, beauvais ville la plus sportive, sport beauvais
04.06.2008
C'est bien, c'est beau, c'est BOSCH

Une fois de plus, la logique financière s’impose aux salariés et c’est ainsi 24O emplois qui doivent être supprimés sur le site de Beauvais. Ceci alors que le Groupe Bosch obtient des bénéfices à hauteur de 3,6 milliards pour l’année 2007.
Plutôt que de reconnaître et préserver le savoir faire des salariés beauvaisiens, reconnu dans tout le groupe, avec notamment une pièce unique fabriquée à Beauvais pour la marque Mercedes, la direction de Bosch préfère remplir les poches de ses actionnaires.
Comme l’ensemble des Beauvaisiens, le Parti Socialiste de Beauvais constate que la logique de désindustrialisation continue sur l’ensemble du Beauvaisis qui en quelques années a vu fondre son tissu industriel (Goossens, Brosse et Dupont, GE Plastics, plan chez Nestlé).Cette désindustrialisation est un paramètre grave pour la ville de Beauvais et on peut se poser cette question : « La Ville de Beauvais deviendra-t-elle une ville dortoir de la grande couronne parisienne ? »
L’ensemble des Socialistes beauvaisiens se joint aux salariés de Bosch pour combattre la fermeture de leur site et pour la sauvegarde de leurs emplois. Avec leurs élus, les Socialistes beauvaisiens accompagneront les salariés dans leurs démarches et leur combat.
Chaque élu, dans l’ensemble du département, doit se sentir concerné et prendre une position ferme contre la disparition de l’usine Bosch car, en l’occurrence, la disparition de ces emplois crée un effet cascade chez chacun des fournisseurs, sous-traitants et intervenants. C’est tout le tissu économique isarien qui est touché.

Le Parti Socialiste de Beauvais interpelle la Présidente de la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis et Maire de Beauvais, qui a la compétence économique sur le bassin industriel de Beauvais, et lui demande d’aller au-delà d’un soutien de façade et de mettre tout en œuvre pour s’opposer à la fermeture du site de Beauvais.
Promettre la création de 2000 emplois en période électorale est une chose, force est de constater qu’en ce début du mois de juin 2008, le compteur est en passe de marquer « - 240 emplois ». Cela après tant d’autres déjà supprimés ces derniers mois au nom de la rentabilité financière qui guide le libéralisme économique et les amis politiques du Maire de Beauvais. Comprenne qui pourra !
20:11 Publié dans Beauvais | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ps beauvais, greve bosch, bosch, bosch beauvais
27.05.2008
H.L.M. de Beauvais
Caroline Cayeux
Maire de Beauvais

17:42 Publié dans Beauvais | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : caroline cayeux, logement social beauvais
23.05.2008
Le second conseil municipal vu par l'observateur de Beauvais
Après l'élection du maire et de ses adjoints, se tenait vendredi 4 avril la première «vraie» séance du conseil municipal consacrée à la mise en place des commissions et à la désignation des représentants beauvaisiens à la Communauté d'agglomération du Beauvaisis. C'est, sans surprise, ce dernier point qui a été le plus discuté.
Contrairement à ce qui avait été fait lors de la précédente mandature, où deux membres de l'opposition s'étaient vus proposer un siège par la majorité, Caroline Cayeux s'en est cette fois-ci tenue «à la loi, rien qu'à la loi». Et que dit le Code général des collectivités territoriales ? Que les conseillers municipaux doivent désigner leurs délégués au sein du conseil d'agglomération par une élection à scrutin secret à la majorité absolue.
«8000 Beauvaisiens privés de représentation»
Arithmétiquement, cela signifie l'impossibilité pour l'opposition de se voir attribuer le moindre siège. Le nombre de conseillers de la majorité est en effet de 36 et celui de l'opposition de neuf.
«J'en appelle à une forme de sagesse, s'est élevée Sylvie Houssin. Il y a quand même 8000 Beauvaisiens qui ont voté pour nous et qui se verront privés d'une représentation à la communauté d'agglomération». «Vous aviez demandé, lors de votre discours d'intronisation, à ce que nous soyons une opposition constructive. Nous avons entendu ces mots. Aujourd'hui, vos actes ne sont pas conformes à vos propos», a ajouté Thierry Aury. Brigitte Moualek, pour sa première intervention, a vu dans ce choix «une première entorse» à «la main tendue» par le maire en direction de l'opposition, le soir de son élection.
Finalement, poussé à apporter une réponse autre que purement réglementaire, Jean-Marie Jullien, premier adjoint au maire, s'est lancé dans une explication sur le fond.
«La voix
de Beauvais
doit être unanime»
«Nos représentants à l'Agglo doivent défendre les intérêts de la ville. Malheureusement, nous avons constaté lors de la précédente mandature que cela n'a pas toujours été le cas de vos représentants. Vous avez pris, notamment sur le budget, des positions radicalement contraires à celles défendues par le conseil municipal de Beauvais, entraînant une position confuse de la ville vis-à-vis des 31 communes rurales de l'Agglo. Or la position de la ville de Beauvais doit être unanime ! Dans ces conditions, je ne vois pas comment nous pourrions faire une nouvelle fois preuve de tolérance».
Dénonçant «une vision réductrice, commune contre commune», Thierry Aury et Thibaut Viguier ont prôné «une logique plus collective basée sur une représentation de la diversité citoyenne de notre ville, force de proposition et source de débat». «L'application de la loi ne doit pas être un moyen de se défausser», a renchéri Mehdi Rahoui.
La majorité est restée insensible à ces arguments. Les candidats présentés par l'opposition n'ont logiquement pas obtenu suffisamment de voix pour être élus. La liste des 25 candidats de la majorité est passée à la majorité absolue. «Nous regrettons profondément cette décision qui ressemble à un déni de démocratie», a conclu Sylvie Houssin.
L'ordre du jour, très technique, ne s'est pas prêté aux envolées mais les petites nouveautés n'ont pas manqué. Ambiance.
Une opposition renouvelée
Le sang neuf généré par l'arrivée de Thibaud Viguier, Brigitte Moualek et Mehdi Rahoui a apporté un coup de jeune à l'opposition de gauche. Leur présence devrait en outre contribuer à équilibrer les temps de parole - Sylvie Houssin et Thierry Aury ayant eu une fâcheuse tendance à monopoliser le micro lors de la dernière mandature. Mais comment pouvait-il en être autrement ? Les trois nouveaux se sont montrés particulièrement convaincants, constructifs et peu impressionnés par le cérémonial du conseil. Pour peu qu'ils se répartissent les rôles, voilà des conseillers qui devraient faire preuve d'efficacité, aux côtés de la vieille garde Aury - Houssin - Abla. A suivre...
Joyeux anniversaire !
Pour son premier conseil municipal, le Dr Xavier Cnockaert (Vivre ensemble Beauvais) fêtait ses 47 ans. C'est Sylvie Houssin qui a tenu à la préciser en ouverture de séance. Il n'y a pas eu de gâteau mais une salve d'applaudissements. Une manifestation de sympathie qui n'a toutefois pas encouragé le Dr Cnockaert, remplaçant du démissionnaire André Alluchon, à prendre la parole. Il est resté muet tout au long du conseil.
Sébastien Chenu montre l'exemple
Le docteur Jacques Néhorai ne faisant plus partie du conseil et Richard Haudoire ayant déménagé quelques sièges plus loin, ce sont désormais les «petites nouvelles» Hélène de Nattes, 22 ans, Farah Jeddi, 24 ans, et Cécile Chamorin, 29 ans, qui font face, en bout de table, à l'opposition de gauche. Seules face à l'ennemi ? Fort heureusement non ! Sébastien Chenu qui, lui, n'a plus rien d'un bleu, est là pour les «driver». Ce dernier, même s'il s'est montré plutôt sobre pour ce premier conseil, a tout de même montré l'exemple en distillant quelques petites piques plus ou moins inspirées. Il a provoqué quelques huées en ironisant sur les appels à la démocratie lancés par le communiste Thierry Aury. Mehdi Rahoui, le benjamin de l'opposition, n'a pas été épargné. «Mmmmh coquin !» lui a lancé le conseiller municipal de la majorité tandis que son nom était annoncé pour faire partie du conseil d'administration du... foyer des jeunes travailleuses. «Depuis que je suis assis à la place de Jacques Néhorai, il faut bien que je sorte quelques vacheries pour le remplacer», a justifié Sébastien Chenu.
Benjamine.
Désignée secrétaire de séance, la benjamine du conseil municipal Hélène de Nattes, 22 ans, a procédé à l'appel la gorge légèrement nouée. Seuls Olivier Taboureux et Philippe Vibert, excusés, n'ont pas répondu présents à l'appel de la jolie jeune femme.
Ex-élus heu - reux
C'est le message qu'ont visiblement voulu faire passer Roger Preteseille et Marie-Claude Duroyon vendredi soir, assis parmi le public, au fond de la salle du conseil. Un rien nostalgiques ? Que nenni ! «Je suis en pleine forme, voyez, j'ai beaucoup plus de temps libre», a déclaré le premier. CQFD.
Spectateur attentif.
Parmi les nombreux spectateurs venus assister au conseil figurait Mohrad Laghrari, ex-numéro 3 de la liste Beauvais nouvelle génération conduite par Régis Lecuru. Le jeune homme, qui a visiblement attrapé le virus de la politique, se serait bien vu à la table du conseil. Hélas pour lui, la candidature d'Agnès Petit en a décidé autrement et certainement privé la liste écolo citoyenne d'une présence au second tour. Qu'à cela ne tienne ! Mohrad Laghrari n'est pas homme à remiser son énergie et ses convictions au placard. Prochaine étape : 2011 et le renouvellement du canton de Beauvais Sud Ouest détenu par Sylvie Houssin. Pour mémoire, la candidate socialiste avait fermé la porte à toute alliance avec Beauvais nouvelle génération entre les deux tours des municipales...
Caroline Cayeux détendue
Reconduite avec 58,43% des voix, le maire peut aborder son nouveau mandat dans la sérénité. D'autant plus que l'épine qu'elle avait au pied, où plutôt deux sièges à sa gauche, a disparu. Le siège d'Agnès Petit est désormais occupé par la consensuelle Marie-Anne Fizet Gorin. Derrière le maire : RAS. François Miquel et Sébastien Delabre, respectivement directeur de cabinet et directeur de cabinet adjoint, veillent toujours au grain de même que le fidèle Jean-Marc Morelle, directeur général des services.
Article publié dans "L'observateur de Beauvais" et rédigé par Pierre Chemel
18:08 Publié dans Beauvais | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : conseil municipal beauvais, mehdi rahoui, thibaud viguier, brigitte moualek, sylvie houssin, xavier cnockaert, stéphanie priou


